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Trucs de prévention :

Identifier l’envie de dire oui ou non Il peut toutefois y avoir deux obstacles importants, soit:
  • La peur du jugement des autres si l’on ne passe pas à l’acte.
  • Le désir de conserver une relation de qualité avec la personne impliquée.


Agir vite, car le temps est un précieux allié :

La vitesse à laquelle une femme réagit lors des premiers signes d’agression à caractère sexuel est souvent déterminante quant à l’issue de la situation. En ce qui a trait aux drogues, plus particulièrement celle que l’on surnomme la drogue du viol (GHB), ne jamais laisser son verre sans surveillance. Droguer une victime, pour ensuite profiter de sa vulnérabilité vu son état d’intoxication, est une méthode de plus en plus fréquente dans les endroits publics.

Suivre des cours d’autodéfense peut s’avérer utile afin de maîtriser des techniques de défense et de comportement en cas d’agression. Des études démontrent qu’une résistance ferme, tant verbale que physique, augmente de beaucoup les chances de s’en tirer.

Toujours garder 10$ ou 20$ sur soi afin d’être en mesure de prendre le taxi si jamais une situation prenait une tournure inquiétante.


Changer la société :

Dans un monde idéal, la disparition des gestes de violence sexuelle rendrait inutiles les interventions pour venir en aide aux victimes d’agression. Mais la société évolue lentement et les statistiques nous révèlent qu’une Québécoise sur trois a été victime d’une forme d’agression sexuelle au cours de sa vie. En outre, un bon nombre de jeunes garçons et filles subissent des actes sexuels non désirés, souvent en bas âge.

Voilà pourquoi nous devons continuer à offrir des services aux victimes d’agression sexuelle et poursuivre sans relâche notre travail de prévention et de sensibilisation, aussi bien auprès des jeunes qu’auprès des femmes.

Il faut apprendre à briser le mur du silence et ne pas avoir peur de parler de ces situations. Dénoncer, c’est se libérer.

Dans une société non sexiste, tous les membres auraient un droit et un accès égal à la santé, à la sécurité et à l’épanouissement. Quiconque pourrait se promener seul(e) la nuit ou faire de l’auto-stop sans se faire violer. Toutes et tous pourraient développer leur force physique et leurs aptitudes intellectuelles. Toutes et tous auraient le droit, voire l’obligation, de contribuer aux décisions politiques qui affectent leur vie: loi sur le viol ou sur le mariage, fiscalité, politiques d’emploi, d’éducation, de santé, etc. Toutes et tous pourraient gagner dignement leur vie et recevraient un salaire égal pour un travail d’égale valeur, peu importe
leur sexe, leur race, leur religion ou leur orientation sexuelle. Les supplices infligés aux femmes trouvent leurs racines dans une culture universelle qui leur dénie des droits et qui légitime l’appropriation violente de leurs corps au profit des hommes ou à des fins politiques. De nombreuses femmes et des militants pour les droits humains à travers le monde ont lutté courageusement durant ces dernières décennies afin d’empêcher les violences et d’obtenir une plus grande égalité pour les femmes.

Dans de nombreux pays, ils ont réalisé d’énormes avancées et, au plan international, ont modifié de façon irréversible les termes du débat sur les droits de la personne. Cependant, en dépit de tout ce que les femmes à travers le monde ont obtenu en affirmant leurs droits, elles continuent à gagner moins que les hommes,possèdent moins de biens et ont moins accès à l’éducation, à l’emploi et aux services de santé. Une discrimination largement répandue leur refuse toujours la pleine égalité politique et économique.

Cette violence se nourrit d’une discrimination qui contribue à la pérenniser. Lorsque les femmes sont martyrisées en détention, lorsqu’elles sont violentées par des militaires en tant que butin de guerre, lorsqu’elles sont maintenues à la maison sous la terreur, cela révèle d’inégales relations de pouvoir entre les hommes et les femmes. Les auteurs de ces actes de violence sont parfois des officiers d’état comme des policiers, des gardiens de prison ou des soldats. Parfois, ce sont des membres de groupes armés en lutte contre le gouvernement. Cependant, la plupart des violences subies dans la vie quotidienne proviennent des personnes avec qui les femmes partagent leur vie, soit des membres de leur famille, de leur communauté ou leurs employeurs. Il existe un faisceau continu de violences subies par les femmes de la part des hommes qui exercent un contrôle sur elles. Dans ce contexte, Viol-Secours s’est choisi un slogan décrivant bien cette réalité, le voici:

Encore aujourd’hui, la violence est omniprésente;
elle n’a pas de frontières.

Femmes d’ici, femmes d’ailleurs, dénoncer, c’est se libérer.